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mercredi 1 novembre 2017

Mon gilet de salles d'attente

Le tricot c'est toujours un peu long pour moi, la couture étant mon activité principale. Tricoter m'occupe quand je suis dans les trajets, quand j'attends un rendez-vous... Là, où je ne peux pas emmener ma machine à coudre !
   J'ai monté des mailles, les fesses posées sur le rebord de la banquette inconfortable de l'orthodontiste, j'ai tricoté des côtes 1/1 dans le fauteuil rouge de la psy, j'ai noyé ma peur dans des rangs de jersey au 9e du CHU de Caen, en attendant le chirurgien vasculaire...
   Ce tricot restera accroché à toutes ces banquettes, ces chaises en plastique, en bois ou en fer parfois jouant les balançoires au commissariat de Caen ou entravant mes mouvements pour cause d'accoudoirs mal placés à la clinique Saint-Martin.

Il est tricoté en jersey, point de riz et côtes 1/1.
   J'ai traîné mes bouts de laine, pendant un an, de salles en salles, croisant des sourires, des regards nostalgiques, nouant en même temps que mes fils d'alpaga des conversations avec de jeunes adolescents ou des pères de famille. Ce sont les hommes, souvent, qui me regardaient œuvrer, hypnotisés par le va-et-vient de mes aiguilles en bambou.
  J'ai monté des mailles comme on reconstruit sa vie pierre après pierre. J'ai apaisé mon esprit douloureux grâce au rythme tranquille de mes aiguilles.


  J'ai perdu des mailles dans les cahots des bus Twisto, j'ai cassé une aiguille dans les sacoches de mon vélo.
  Ce gilet raconte une histoire qu'un pull de marque ne pourra jamais me conter...


Il lui fallait de beaux boutons anciens en nacre.

Le modèle est issu de cet ouvrage. Je l'ai juste adapté à un lot de pelotes de laine que j'avais depuis longtemps acheté sur un coup de tête. Merinos alpaga : 70% de laine Merinos et 30% de baby alpaga. La chaleur de la laine sans son côté "piquant"...








mardi 26 septembre 2017

Un peu d'histoire, la toile de Jouy

Des dessins monochromes généralement sur un fond écru ou bistre.
   De nos jours, la toile de Jouy est une étoffe de coton dite indienne (c'était un tissu peint ou imprimé fabriqué en Europe entre le XVIIe et le XIXe siècle. Son nom vient du comptoir des Indes d'où étaient importés les toiles à l'origine). Sur cette indienne sont représentés des personnages ou des paysages.
Sac à vrac réalisé en toile de Jouy. En vente sur la boutique du Bigorno piquant.
   Les dessins sont le plus souvent monochromes, rouges ou violets (aubergine) sur fond écru ou bistre mais peuvent se décliner dans d'autres coloris, rose, bleu clair ou marine, vert clair ou foncé voire beige ou gris. Parfois, les couleurs sont inversées, c'est-à-dire qu'on peut avoir des dessins de teinte écrue ou bistre sur des fonds colorés.

Les dessins représentent des personnages, animaux ou paysages.
   À l'origine, ce type de toile fut créé dans les ateliers de la manufacture fondée en 1760 par Christophe-Philippe Oberkampf. dans la commune de Jouy-en-Josas (Yvelines). L'emplacement fut choisi en raison de la présence de la Bièvre et de ses qualités chimiques propices au lavage des toiles. Cette manufacture devint rapidement l'une des plus importantes indienneries du XVIIIe siècle.
  Ce sont surtout la variété de ses motifs imprimés qui ont fait sa renommée, et ce grâce à des artistes, des peintres reconnus, comme Jean-Baptiste Huet.

Un dogue se jetant sur des oies, Jean-Baptiste Huet. 1769, Louvre. D.R.
  Le terme de toile de Jouy n'est pas la marque déposée d'un produit uniquement fabriqué à Jouy-en-Josas. Même du temps d'Oberkampf, d'autres manufactures, comme celles de Mulhouse produisirent des tissus identiques et le terme est devenu en quelque sorte un nom générique.

samedi 15 juillet 2017

Les indispensables de la couturière

En sept années de couture, j'ai eu le temps de tester les accessoires de toute bonne couturière. Au départ, je me suis faite avoir comme toute débutante. J'ai acheté des appareils à biais, des accessoires qui dorment aujourd'hui dans les tiroirs.
Si vous désirez vous lancer en couture, je vous partage ma liste des indispensables. Les outils dont je me sers chaque jour et qui n'ont pas le temps de prendre la poussière, puisqu'ils sont tout le temps à portée de mes mains, à moins de 20 cm de ma machine à coudre.

1) D'abord, ma petite citrouille pique-aiguilles. Au début, je me servais d'une tomate de dinette Ikea. Mais ma fille en a eu marre que je lui pique sa tomate et m'a donc offert, à une fête des Mères ce joli pique-aiguilles qui ne me quitte jamais. 
Pique-aiguilles. @lebigornopiquant
Pique-aiguilles. @lebigornopiquant
 2) Des crayons à papier 2 B. Pour relever un patron, marquer un pli, noter l’emplacement d'un bouton...  Ah, ça j'en ai testé des crayons spécialement destinés à la couture. Des roses, des bleus, des blancs, des français, des japonais... Des à l'encre blanche lavable. Tous recalés ! Rien ne vaut le bon vieux crayon à papier . Mais il faut qu'il soit gras. Alors préférez du 2 B.
Mes crayons à papier et leur taille crayon à l'ancienne, le seul efficace! @lebigornopiquant
3) Un cahier pour noter les marges de couture choisies, vos astuces, la taille du patron qui vous allez bien, les mesures du coussin que vous avez créé de vos mains. J'y note tous les détails de mes créations. Si au début mes annotations étaient plutôt sommaires, elle deviennent de plus en plus précises au fil du temps.
Mon cahier de couture. @lebigornopiquant
 4) Mes petits ciseaux. Ce sont des ciseaux Frou-frou. Pour couper un fil qui dépasse, les fils de fin de couture, défaire un ourlet, dégarnir un angle.. Je les ai dotés d'un ruban, et je les porte toujours autour de mon cou quand je coud, ça m'évite de les chercher ! Mais ça m'arrive souvent d'aller faire mes courses avec. Ma fille adore quand je vais la chercher au collège et que je les ai oubliés à mon cou... 
Ciseaux Frou-frou. @lebigornopiquant
 5) Les pinces prodige Clover. Une super invention ! ça remplace les épingles. Et ça ne fait pas de trous ! Je coud beaucoup de coton enduit. Les épingles les transpercent... Avec les petites pinces, finies les marques. Attention quand même à ne pas les laisser trop longtemps. Cela finit par laisser des marques à la longue.
En plus, elles ont de jolies couleurs et sont toutes en transparence. Leur défaut: elles sont un peu cher. Mais ça vaut la dépense.Les miennes sont toujours près de moi dans un petit bol que m'a offert mon papa de retour du Maroc.

Pinces prodige. @lebigornopiquant

Mes pinces dans leur bol marocain. @lebigornopiquant

Pince prodige toute en transparence. @lebigornopiquant
 6) Des aiguilles Bohin, locales puisque fabriquées dans l'Orne. Pour mes finitions à la main. Et le découd-vite, absolument indispensable pour rattraper ses erreurs, inévitables dans les débuts. Un cadeau de Chouette kit si je me souviens bien.

 7) Ma petite boîte à trésors que je traîne depuis des années. J'y range mes aiguilles favorites, mes boutons pour mes créations en cours, une canette oubliée là...

Boîte à trésors, pour ranger les petits trucs qui traînent. @lebigornopiquant

Mes aiguilles favorites sont piquées dans le couvercle. @lebigornopiquant

 8) Mes ciseaux de découpe. Des Fiskars. J'ai aussi l'affûte-lames de la marque. Il arbore un ruban bleu pour que les enfants ne le confondent pas avec celui de la cuisine pour leurs découpages. Sinon, je hurle !!! Et une aiguille à tricoter en plastique parfaite pour faire ressortir les angles.

Et la liste ne demande qu'à être rallongée...


vendredi 23 juin 2017

Mes trouvailles so vintage Arcopal

Que vous soyez quadra comme moi ou plus jeune, vous avez tous mangé un jour dans une assiette Arcopal. Vous savez ces assiettes incassables, qui se cassaient parfois mais en mille morceaux... avec ces délicats décors fleuris. Je me souviens encore de la tête dépitée de mon pauvre papa qui juste avant les vacances avait décidé de laver toute la nouvelle série à fleurs orange, dans le petit évier du camping-car. La pile d'assiette, trop lourde, avait fait plier l'étagère qui surplombait l'évier. Et patatras, toutes les nouvelles assiettes avaient finies par terre en miettes, sur le sol du camping-car. Il a en a sauvé deux ou trois... Du coup, on a continué à manger dans nos assiettes en plastique !
    Arcopal est la marque historique de la verrerie cristallerie d'Arques (Pas-de-Calais) qui est devenue Arc International en 2000. Si la cristallerie d’Arques, voit le jour en 1825, il faudra attendre 1958 pour que le procédé de fabrication de l’opale soit découvert et déposé sous forme de marque. Caractérisée par le blanc laiteux de l’opale, Arcopal marque une des premières révolutions industrielles de la verrerie !
 
Réclame des années 60. 

Collections des années 70.
 J'ai acheté récemment, en vide-greniers, une série d'assiettes à dessert Narcisses.
Mes 5 assiettes à dessert "narcisses" des sixties.

 J'ai aussi trouvé les roses rouges dont j'adore le bord ouvragé façon panier tressé.
Mes onze assiettes à dessert "roses rouges" des années 60.
Dégotées aussi ces tasses à café (sans les soucoupes!) avec motif de pommes et branche de pommier des années 60. La dame à qui je demandais le prix me dit "3 €?". Moi : "Il y en a combien?". Elle: "Aucune idée". On les a comptées avec mon fils Etienne, de retour à la maison : 28 !
28 tasses "pommes" des sixties.
Un autre de mes décors favoris: volubilis, des années 60. J'ai trouvé un pichet, un beurrier (sans son couvercle) et un petit plat rectangulaire avec ce motif.
Ce petit broc ou pot à lait est un de mes chouchous. On l'utilise tous les jours même s'il est un peu petit pour nous trois !
Passons aux années 70, l'autre de mes motifs adorés est le Lotus, so seventies. Il se décline en rouge-orange, jaune-kaki, orange-marron et bleu-vert (mon préféré, si vous le trouvez, achetez-le moi, il ne vous en coutera qu'une poignée d'euros).
Mes 5 assiettes à soupe Lotus orange seventies.
Avec le bleu-vert, vous ferez une heureuse !
Gobelet Liberty que je daterais des années 70.

Il y a aussi ce gobelet et sa petit soucoupe haute que j'ai chinés en foire à tout. Je n'ai jamais trouvé ce décor ailleurs. Toute info sera la bienvenue. Mais ce petit semis Liberty me le fait mettre dans ma collection seventies. Sans doute un verre et une soucoupe pour petit enfant.
   Dans les années 70, Arcopal a aussi sorti des collections spéciales pour les stations-services en vogue à ce moment, en cadeau "fidélité".Comme ce décor "Shell" avec de toutes petites fleurs orange et roses qui rappellent le décor myosotis (voir photo de mes coquetiers). Il était décliné sur des beurriers, plats, bols, petits plats ronds à couvercle orange...
Mon beurrier Shell sans son couvercle.

Décor Shell Arcopal.
Le célèbre décor myosotis que je situerais à la fin des années 70. J'ai 11 coquetiers ainsi décorés.
Il existe aussi les décors Mobil, eux, en plusieurs couleurs, beaucoup plus courants, principalement sur les mugs et des poivriers, vinaigriers... Je les ai trop vus je crois. Ils ne font pas partie de mes favoris.
Vous l'aurez compris, je suis fan de ce verre opalin et de ces fleurs et fruits finement dessinés. Et pour une brise-fer comme moi, cette vaisselle "incassable", est la seule qui résiste à mes mouvements brusques. Alors si en chinant, vous trouvez quelques pièces (principalement des sixties ou seventies) pour 1 € ou 2, n'hésitez pas. J'apprécierai le cadeau autant que s'il vous avez coûté 120 € ;)

lundi 12 juin 2017

Mon vélo vintage (Part 1)

Un séjour au CHU de Caen m'ayant fait perdre presque tous mes muscles, il me faut me regonfler. J'ai encore un peu de mal à marcher longtemps, mes pieds ont pâti de l'attaque bactérienne... Alors quoi de mieux que le vélo pour se remuscler.
J'ai ressorti mon bon vieux Peugeot 205 que je traîne depuis dix-sept ans, made in France ! Mais à force de l'avoir sous le nez, je ne peux que constater ses traces de rouille. Alors le repeindre ? Oui pourquoi pas. Et c'est là que m'est venue l'idée d'allier ma passion pour le crochet et le tricot à cette entreprise de rénovation.
Customiser en laine, ça s'appelle le yarn bombing, vous savez, ces gens qui habillent de carrés de tricot les arbres, les bancs publics... On peut le décliner à l'infini même sur un vélo ou sur votre voiture si vous êtes courageux.
Pour l'instant mon vélo ressemble à ça. Je l'ai quand même doté d'un compteur fraîchement acquis pour mesurer mes progrès.
Peugeot 205 nu devant champ de lin, juin 2017.
J'ai fouillé son Pinterest pour trouver des idées. Et le site n'en manque pas, je vous livre mes préférés.
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Source Blij dat ik brei
Source : Greedy for colour
Donc me voilà partie dans un autre "grand" projet qui débute seulement et que j'espère finir avant la fin de l'été...
Une partie du cadre.

L'autre partie pour le cadre.


mercredi 22 mars 2017

Le coffre sorti des poubelles


Activité que j'adore mais qui fait hurler mes enfants, adolescents : ramasser des objets sur les trottoirs. "Ah, non, tu ne vas pas encore t'arrêter ! " entends-je dans la voiture les soirs d'encombrants.
C'est comme ça, sur le Plateau, à Mondeville, dans le Calvados, que j'ai récupéré cette magnifique horrible caisse en bois qui servait de boîte à outils, vu l'aménagement intérieur.
C'est pas le tout de ramasser, après, il faut que je réfléchisse à ce que je vais faire de l'objet, ça prend parfois du temps. 3 ans pour cette caisse.
C'est deux déménagements plus tard, en constatant que le bois s'effritait, qu'il a fallu que je m’attèle à la tâche. Je me suis dit : "Soit je la refais maintenant, soit je la fous à la poubelle". J'ai choisi la première option.
A attendre, ça n'a pas amélioré sa condition. D'abord il a fallu reboucher les éclats sur le bois, ainsi qu'un énorme trou causé par l'arrachage de la charnière du couvercle. Merci la pâte à bois ! Une bonne dose d'huile de coude a aussi été nécessaire pour la nettoyer...
Vu de l'arrière, avec les pansements en pâte à bois, notamment au niveau des charnières.





Je l'ai peint avec un pot de peinture acheté 3 euros chez Noz. Dommage. Je n'en avais qu'un. J'adore cette couleur.
La couleur est ici fidèle.
Malgré le fond pourri, j'ai fixé des roulettes dans l'idée d'en faire une "desserte" de salon. En revanche, j'ai abandonné le projet de transformer la caisse en bar. J'ai eu peur que les bouteilles d'apéro défoncent le fond.
C'est marrant sur les photos on dirait que la peinture est grise...

Roulettes pivotantes de chez Casto.
Un petit vernis qui va bien pour qu'elle résiste au temps.

De nouvelles ferrures derrière.

J'ai remis les poignées d'origine alors que j'en avais acheté des neuves mais que j'ai trouvé finalement mal assorties.


A l'intérieur, pour tenir le couvercle, des tiges dont je ne sais plus le nom.

Depuis, les magazines l'ont envahie au bout du canapé... Et à l'intérieur : des pelotes de laine.